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Bienvenue sur le site de la ville de Villiers en Plaine.

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L'Histoire de la Plaine

Livret "Des Jourdain aux La Forterie - Le château de Villiers-en-Plaine" - Si l'histoire du château de Villiers vous intéresse, un livret est en vente au secrétariat de la mairie au prix de 2,50 €.

L'historique de Villiers en Plaine présenté ici est basée sur les travaux réalisés pour la marche organisée par ACV (Association des Chemins Virolais) le 9 avril 2000.

Cet exposé fait référence à la « toponymie », qui n'est pas une science exacte. Il  s'agit d'études basées sur notre environnement actuel et passé, sur les différents langages et dialectes utilisés - latin, vieux français, patois - et surtout sur des études faites par le Curé Largeau ainsi que sur les souvenirs des habitants de Villiers en Plaine, par la tradition orale. Nous les remercions tous de leur aide et soutien qui nous permet aujourd'hui de perpétuer cette tradition, nous espérons vous donner l'envie d'aller plus loin.

I - Lieu-dit : RUE DE LA CANTINE

Pour certains, cet endroit était réservé aux soldats du petit château féodal de Villiers en Plaine ; pour d'autres, il est possible que ce lieu ait servi à la mise en quarantaine pendant les épidémies. Pour que ce dernier point ait traversé les temps et frappé la mémoire collective des anciens, il est fort probable qu'il s'agit de la peste Bubonique qui a réellement sévie à Niort de 1602 à 1609. La proximité de Villiers en Plaine par rapport à Niort peut justifier des cas d'épidémie, donc de l'existence d'un lieu de mise en quarantaine.

II - Lieu-dit : RUE DU GRAND BOIS

Cette rue menait bien à un grand bois d'environ 40 ha, vous pouvez le constater sur la carte de Cassini.

III- Lieu -dit : RUE DE L'ABBAYE

C'est un ancien lieu de culte faisant partie du château qui fut abandonné ou détruit au cours des nombreuses guerres qui ont ravagé le Poitou. Villiers comptait bon nombre d'adeptes du courant protestant (calviniste) qui a traversé le Poitou du XVIème au XVTIème siècle.

IV- Lieu-dit : CHEMIN DE LA VIGNE

Il s'agit d'évoquer le terrain en continuité du parc du château sur lequel était plantée la vigne d'où on tirait le vin pour le château.

V - Lieu-dit : LES ARDILLERS

Ce nom vient du latin argila, et correspond bien aux terrains qui longent la route de Lesson. L'argile présente dans ces terres a pu être laissée par la mer. En quittant la route, vous voici en direction du bois des Ardillers. Le paysage a bien changé, les loups ne sortiront plus du bois.  

VI - Lieu-dit : LA MOTTE

Point culminant de Villiers (79 m), la légende veut que Bertrand Du Guesclin ait dit en ce lieu « Si je devais combattre, ce serait dans cette vallée» on peut noter que le nom « Champbertrand » pourrait venir de Camp de Bertrand. Cette dernière supposition est cependant remise en cause dans certains livres. Pourtant Bertrand Duguesclin s'est bien battu dans le Poitou, Poitiers, La Rochelle, et Chizé où il fut victorieux en 1373. Le nom de Champbertrand est sans doute apparu dans les années 1370.

VII - Lieu-dit : BELLEVUE

Nous pouvons de suite en comprendre la raison ! Les agriculteurs l'appellent aussi la quarantaine, il est possible que les personnes venant ici garder les animaux, se trouvent bien loin du bourg, donc isolés.

VIII - Lieu – dit : LES SABLIERES - LES CHANVRES

C’est en ces leixu que le sable était pris pour construire les maisons avoisinantes il y a encore peu de temps. La présence importante de sable à cet endroit est bien une preuve de la présence de l’eau en des temps reculés. Apparement, l’eau se serait retirée en trois grandes étapes. Lorsque les labours sont justes réalisés, des bandes de sables apparaissent indiquant plusieurs niveaux de l’eau. Le chanvre était cultivé au XVème et XVIème siècle. Les marchés de Niort et Fontenay en regorgeaient et un atelier de traitement du chanvre existait à Coulonges.

IX - Lieu-dit : LE CHEMIN DE FONTENAY

Chemin de Fontenay ou Chemin de Bissètre. C’est une ancienne voie romaine fort fréquentée à l'époque gallo-romaine puisque Villiers en Plaine était un carrefour pour le commerce. D'ailleurs il y a un endroit dans cette plaine qui s'appelle le « Quieret » venant du vieux français queroir  ou du latin quadricvium qui signifie croisement - carrefour.

X - Lieu-dit : LA PRASSE - LA PRASSE PUYSAC

« La Prasse » est un nom beaucoup plus ancien qui viendrait peut-être du radical latin pratvm signifiant prés. Puysac signifiant puits asséché ou rivière asséchée. Nous pouvons traduire ces expressions par les prés et les prés asséchés. A côté de la Prasse Puysac, nous trouvons la plaine de l'Anguiller du latin « anguilla » en d'autres termes la plaine de l'anguille. Toutes les suppositions sont possibles mais nous pouvons penser que des anguilles ont été pêchées qui confirme que cet endroit retient l'eau. Si vous vous promenez en hiver après une période de pluies vous pourrez vous en apercevoir. L'assèchement du golfe des Pictons - de Niort jusqu'à la baie de l'Aiguillon - commencé au X ème siècle. Ces travaux importants d'assèchement ont eu des incidences bien au-delà, et notamment sur Villiers en Plaine et sa proche région et expliquerait l'assèchement des prés d'où proviendrait Prasse Puysac. La carte du golfe des Pictons (Poitou) est jointe à ce document.

XI - Lieu-dit: LES CHIRONS

Les «chirons» indique une terre contenant beaucoup de pierres, celles laissées par d'anciennes habitations ou celles de la roche mère. C'est ici que se trouvait l'ancien village de Villiers en Plaine appelé autrefois « Villers le lac » ou « Villac », du latin villa qui signifie domaine agricole, village. Plusieurs témoignages en attestent, des caveaux y ont été retrouvés ainsi que des squelettes. Des anciens de Villiers, se souviennent de vestiges, de monticules de pierre, de cailloux, envahis par les ronces et non cultivés, en fait des reliquats de ruines que nous pouvons encore deviner. Une question reste en suspend : pourquoi le village s'est-il déplacé ? - Hypothèse la plus probable : L'environnement de « Villers le lac » ou « Villac » a été tellement bouleversé lors de l'assèchement du golfe des Pictons, que ses habitants ont pu déserter ce lieu pour se réimplanter dans l'actuel emplacement. Il faut tout de même savoir qu'a cette époque (XlVème siècle) les lieux d'habitations étaient dispersés. Les principales activités étaient la pêche, la culture et l'élevage. Autre hypothèse, le village aurait été détruit lors des invasions barbares en Poitou. Le lieu-dit, « les Champs Puguet » ou « les Chirons Pugné », tout près, évoque le mot latin pugna qui signifie combat, féroce, bataille.

XII - Lieu-dit : L'ENFER

Nom de lieu récent qui évoque des terres très séchantes en été et très humides en hiver et difficiles à travailler.

XIII - Lieu-dit : LE FIEF GALEZE

Plus personne à Villiers ne connaît ce lieu qui apparaît pourtant sur la lere carte cadastrale en 1807. Une ferme du bourg porte ce nom « Galèze »,Galaze en patois. « Fief » signifie « qui appartient à » sûrement à un certain Galèze pour ce lieu.

XIV - Lieu-dit : LA MIAUPE

Le préfixe « MI » utilisé dans ce nom vient du latin Mica qui signifie parcelle, milieu. « Aupe » viendrait d'un mot gaulois oppidum ou oppida qui signifie village fortifié. On trouve encore des fragments de tuiles ou poteries. « Aupe » peut également provenir de opime qui signifie milieu fertile, les agriculteurs en attestent.

XV - Lieu-dit : LE FIEF DE MARMAGNE

« le Fief de Marmagné » qui était en fait vers 1800 « la Plaine de l'Anguiller » dont nous avons parlé plus tôt. Le Fief de Marmagné était plus petit et situé plus près de Villiers. A votre gauche on trouve « Les Cornières », qui est un autre mot utilisé pour désigner un carrefour « Les quinze Cornières, les trois Cornières ». « Le chemin du Freti » ou le lieu-dit « Le Freti » : Freti vient du latin Fratum, qui signifie bras de mer. Les riverains ont pu voir se former certaines années, une rivière furtive en cet endroit.

XVI - Lieu-dit: CHEMIN DE LA GARDE

« La Garde » a pu être un lieu d'implantation d'un temple dédié au culte de Cérès, déesse latine de l'agriculture. Un pilier du pigeonnier toujours visible aujourd’hui, est construit sur la base d'une colonne de ce temple. « La Garde » était plus tard un lieu réservé à la maréchaussée qui défendait le château. Il y avait « la Petite Garde » et « la Grande Garde ». Le pigeonnier : Il a été construit au XVIIIème siècle et est resté en fonction jusqu'à la révolution. Seuls les nobles en avaient un. Plus la propriété de ces nobles était grande, plus le pigeonnier avait de boulins (nids). Les pigeons se nourrissaient de graines trouvées dans les champs du seigneur. Ce pigeonnier compte 300 boulins ou nids. Son diamètre est de 5 m pour une hauteur de 5 à 6 m. Il est fait de pierres calcaires et de crépi de chaux mélangé au sable. La couverture était réalisée en tuiles plates.

XVII - Lieu-dit : IMPASSE GACHIGNARD

Lieu désignant un ancien lieu de culte, temple, puis chapelle Gaignard.

  • Nous avons retrouvé sur un bulletin paroissial de Villiers daté de 1914, une histoire de Villiers rédigée par le curé d'alors, M.LARGEAU.

Cette histoire contient des affirmations assez étonnantes, concernant l'histoire de Villiers, à l'époque gallo-romaine et à celle du début du Moyen-Age, concernant notamment des temples romains. S'agit-il de faits certains prouvés par l'étude des archives du château qui. dit-on étaient très importants et sont aujourd'hui disparues, ou plus probablement de déductions hardies à partir de noms de lieux ou de 1 a présence de pierres sculptées que l'on ne retrouve pas aujourd'hui ?

Il est certain qu'il existe toujours des appellations "pied de joux", Fontaine de doux, Chirons de Joux, donc il est logique de penser qu'elles viennent du latin "Jovis". Des observations aériennes ont incontestablement montré qu'existait près du chemin "Chevaleret" un temple romain d'où partaient de nombreux chemins (sans doute la Chapelle Gaignard ?) Les Champs Puyet ou Puguet sont un territoire à cheval sur les communes de Villiers et Saint-Pompain.

Les anciens ont gardé le souvenir de puits qui y existaient encore au début du XXème siècle. Subistent encore à Villiers les appellations La Garde, la Vietlle Garde, la Petite Garde, l'abbaye (prononcer la baille),   le Prieuré (prononcer le Peurioutet). Les souterrains de Villiers sont soient d’anciennes carrières, soient de véritable souterrin de communication qui sillonnent le bourg. Et les villages de Champbertrand Monzais, la Dent, la Chateaudrie.

L'HISTOIRE DE VILLIERS-SELON LE CURE LARGEAU : VILLIERS son origine

L'origine de Villiers remonte aux temps préhistoriques. Les archives du château parlent en effet d'une bourgade primitive appelé Villac (villa de lacu) la ville du lac, qui eut les heures de célébrité avec ses habitations lacustre dont on a retrouvé des vestiges, et devint plus tard un centre de résistance, dans les plaines de Benêt, lors de l'invasion des Sarrasins, Villac fut bâti aux flancs des collines de Vendée, sur les bords du lac dont il portait le nom ; ce lac disparut vers 1350 La voie romaine, dite plus tard chemin de Fontenay, traversait Villac, où l'on a retrouvés des sarcophages et des squelettes, au lieu appelé le cimetière des champs Pugné, nom qui rappelle la bataille des Sarrasins, dont certains lopins de terre portent encore le nom, du côte de Lesson.

Les "chirons" des champs Pugné, derniers vestiges au village ancien, formés de détritus, de pierres de construction calcinées, de moellons du pays, d'ossements d'animaux, voire même de crânes humains, et recouverts de ronces et d'épines, ???.../-•• ont été détruits en majeure partie dans ces dernières années. Les ammonite s foisonnent dans le lit desséché du grand lac. Le petit lac qui alimentait la rivière dont le vallon s'appelle aujourd'hui Vaubrandon., c'est-à-dire la vau-abandon disparut à la même époque que celui de Villiers.Il y aurait des fouilles intéressantes à faire dans les environs des Sablières du lac, où l'on a trouvé déjà nombre d'instruments des plus antiques, mélangés à de curieuses pétrifications.

Le camp Pugné depuis la Garde jusqu'à la ligne de Bressuire recèle, en plus des cendres humaines analysées par des chimistes, des objets de toutes sortes, susceptibles d'attirer l'attention des antiquaires. Des silex meuliers et des pierres meulières, du genre des pierres arabes,   très différents des moulières de Saint-Pompain, y ont été recueillis. A l'époque gallo-romaine, Villac, dont les habitants s'étaient disséminés  dans  la plaine, au centre même du bourg actuel de  Villiers,   possédait quatre temples païens dédiés à Jupiter, à Apollon, à Vénus et à Cérès. Le  temple de Jupiter, dans la rue de Joux-du latin Jovis, dev-int la chapelle Gaignard ou chapelleaie   la  sépulture ; le temple d 'Apollon servit d'église aux habitants de Villiers tout près du cimetière actuel,  jusqu'au Xlle  siècle.

Il existe encore des colonnes du temples de Cérès à la Garde ; le temple de Vénus fut transformé lui-même en chapelle  chrétienne,   sur les bords du lac,aux "chirons" Pugné. Au Moyen-Age, Villac prit le nom de Villiers, pour devenir au XVle  siècle Villiers en Plaine.

LE CHATEAU

C'est au cours des invasions Normandes, vers le milieu du IXe siècle, que fut construit par les envahisseurs, devenus seigneurs de la localité, le vieux château féodal de Villiers en Plaine, flanqué de quatre tours crénelées, et détruit de fond en comble par Saint-Louis, à l'époque de la bataille de Taillebourg (1242). Le castellum de  Villiers dépendait à ce moment de la suzeraineté d'Huges de Lusignan, gouverneur de Niort.

Les seigneurs de Villiers ayant pris, comme leur suzerain, fait et cause pour les Anglais, contre le roi de  France, durent se soumettre à leur tour à Louis IX et se virent dépossédés de tous leurs biens de Villiers. Ils furent remplacés par les Jourdain d'Embleville, qui firent reconstruire le château, dans l'emplacement qu'il occupe actuellement après avoir subi bien des modifications, tout en conservant la vieille tour du midi, ses douves et l'emplacement de son pont-levis. Le château de Villiers était entouré de fortifications et défendu par   la vieille garde, située auprès du cimetière, par la petite garde, bâtie près  du chemin Rollin et par la grande garde, la garde actuelle, dont le gardien avait le titre de seigneur, avec une véritable maréchaussée sous ses  ordres. Les  de Jourdain étaient seigneurs d 'Embleville, de Villiers, d' Oriou, des Forges, et autres lieux.

Au XVIIIe siècle leur fortune était devenue colossalle, vu leurs innombrables fiefs.  Leurs propriétés  s'étendaient, à part de rares morcellements depuis Saint-Rémy,   Lesson et Benêt, jusqu'à Ardin, Faye, Béceleuf et Echiré, les terres de St-Maxire  et d'Oriou leur ayant été apportées en dot par des alliances avec les familles Bigot et Picaud, qui ont donné leurs noms au bourg Bigot et au bois Picaud.

L'Eglise et le presbytère

L'église de Villiers a été construite au XlVe  siècle par la famille de Jourdain,à qui l'on doit également le presbytère avec toutes ses dépendances. Les héritiers des de Jourdain n'ont cessé de faire valoir leurs droits sur ce dernier immeuble, reconstruit au commencement du siècle dernier. Avant 1789, les prieurés de St-Grégoire, de La Dent, de la Porte-Bouthon, de la Chapelle-Guignard dépendaient de la cure de Villiers. Seul le prieuré de la rue de Joux était à la nomination des moines de Magné.

L.M. LARGEAU, curé de Villiers

 

Cet "historique" de Villiers en Plaine ne demande qu’à être complété et corrigé. Toutes les personnes qui souhaitent réagir et/ou enrichir ce travail sont les bienvenus. Il convient de remercier les personnes suivantes pour leurs participations aux documents de l’ACV.

  • M & Mme Robert Frère,
  • M & Mme Michel Sacré,
  • M & Mme Claude Jeanty,
  • M Paul Malvault,
  • M & Mme Jean Marie Guérit,
  • M Marcelin Couturier,
  • M Dany Guinot,
  • M & Mme Louis Josson,
  • M Paul Caillon,
  • M & Mme Pierre Bouty,
  • M Pascal Massé.

L'histoire du Chateau

L'église saint Laurent

Agenda

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25
Septembre 2017
  • 04/10/2017 :
    Cinéma : Le film "7 jours pas plus"
  • 05/10/2017 :
    Concours de boules en bois de la société bouliste de Champbertrand au boulodrome
  • 07/10/2017 :
    Concours de boules en bois de la société bouliste de Champbertrand au boulodrome
  • 08/10/2017 :
    Concours de boules en bois de la société bouliste de Champbertrand au boulodrome
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